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Prédication du dimanche 20 mars 2005 au CAP St Jacques par le pasteur Daniel Chaillou
Textes : Ps. 22 - Es. 50, 4-7 - Phil.2, 6-11 - Matt. 21, 1-11

En ce dimanche des Rameaux où, selon le témoignage des évangiles, nous célébrons l'entrée festive de Jésus dans Jérusalem, il est important de se rappeler comment les témoins nous rapportent cet événement.

Ce matin là, du côté de Bethanie et Bethphagé, l'atmosphère était plutôt agitée et chargée de liesse populaire. Tout pouvait arriver. Un groupe, plus excité que les autres, pouvait très bien, d'un moment à l'autre, se propulser pour désarçonner un centurion de la garde romaine et ramener sa monture à Jésus. Le pire aurait été alors déclenché. Dans ce cas là, la répression aurait été féroce.

L'ambiance populaire de la foule pouvait dégénérer à tout moment. Jésus qui l'avait pressenti, prend une initiative déterminante, comme il l'a toujours fait. Il est significatif qu'il s'empresse de faire quérir un ânon pour mettre en œuvre la prophétie de Zacharie : "Tressaille d'allégresse, fille de Sion! Pousse des acclamations, fille de Jérusalem! Voici que ton roi s'avance vers toi; il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne - sur un ânon tout jeune." (Zach.9,9)

Après coup, c'est de cela dont on se souviendra. Ceux qui méditeront sur cette aventure, sauront que Jésus, acclamé par la foule et poussé par elle, s'est présenté à son peuple comme l'envoyé, le prince, le roi, le messie, dans un attirail festif, humble et paisible. L'espérance des prophètes se mettait en mouvement. Plus que jamais attentif à son entourage et aux événements, Jésus a indiqué une raison de se réjouir, en évitant une déflagration et en motivant les siens à la confiance.

Chers amis, je pense que c'est cela l'évangile. En tout cas, c'est de cela dont les auteurs de ces récits, nous parlent.
Certes, nous n'avons pas suffisamment cette aptitude, ni cette présence d'esprit, ni celle de l'Esprit, pour agir avec anticipation, sagesse et audace, comme le fit Jésus ce jour là, mais c'est pourtant sur ce chemin que nous nous sommes engagés. Nous avons confiance, parce que c'est en lui, Christ, Messie et Prince de la paix, que nous croyons.

De part le monde, et parfois à notre porte, elles ne manquent pas les situations tendues à craquer, injustes à crier, ignobles à décamper et nous nous demandons que faire ?
Fions-nous en Celui qui nous ouvre la voie de l'espérance et de la confiance.
Fions-nous à cet Evangile qui ménage des espaces de vie dans l'apaisement retrouvé.
En communauté, fions-nous en Celui qui nous attend à son service, certes, de façon tout ordinaire, mais nécessaire, dans cette cité de St Quentin en Yvelines. Amen