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Échos du synode régional 2006

Le synode de l'Eglise réformée de France de la région parisienne s'est tenu à Dourdan (Essonne) au Villagium de VVF Vacances du vendredi 17 au dimanche 19 novembre 2006.
68 églises locales ou associations cultuelles de la région parisienne (regroupant les 8 départements de l'lie de France et certains départements limitrophes) ont participé à ce synode.
Notre paroisse de Saint-Quentin en Yvelines a été représentée cette année par le pasteur Pierre-André Schaechtelin et les deux déléguées laïques Geneviève Briatte et Hanta Rajaona, tous les trois participant pour la première fois à cette assemblée. Martine Pingot était présente en sa qualité de vice-présidente du Conseil régional.

En ce qui me conceme, cette participation au synode a été une riche expérience dans la mesure où elle était une occasion de mieux comprendre le fonctionnement de l'Eglise à laquelle j'appartiens, mais également un moment privilégié d'échanges et de rencontres.

Je retiendrai de ce premier synode la beauté des chants entonnés, d'une même voix et d'un même cœur (chœur), pendant les cultes, par une assistance de près de 200 personnes et surtout le moment fort du culte de clôture où les quelques 15 pasteurs de différentes origines ont prononcé la bénédiction dans leurs langues maternelles, signe très fort que nous formons une même famille en Jésus Christ, malgré nos différences et nos diversftés.

Hanta Rajaona

Synode: en grec synodos, venant de «sYn» ­avec, et « hodos» - chemin, c'est-à-dire « aller avec ».

En effet, nous y sommes allés ensemble, d'abord à trois passagers sur la route de Dourdan, puis avec les quelques 200 autres délégués synodaux de la région. Ensemble nous avons prié, chanté, médité, au-delà des discordes et des opinions personnelles, expérience très prenante pour une paroissienne moyenne habituée aux petites assemblées.

Pour ma part, tout au long du parcours, j'ai eu le sentiment très fort que les points abordés au cours de ce synode : questions liturgiques, organisationnelles, financières, mais aussi le thème à l'ordre du jour «Parole, Parentalité, Espérance» : comment transmettre la bonne nouvelle à ceux qui souffrent dans notre société, étudiants isolés de leurs familles, jeunes en souffrance en l'absence de milieu familial solide, personnes isolées par les circonstances de la vie... ont été abordées dans une atmosphère d'écoute respectueuse, parfois passionnée, mais globalement sereine.

Geneviève Briatte

«Parole, parentalité, espérance» ... Ces trois mots disent un thème que j'ai ressenti depuis quelques mois comme étant très vaste, sans doute trop. Je me suis demandé comment le synode allait travailler ces questions qui touchent la transmission, la famille, le devenir et tant d'autres choses. J'ai découvert un synode qui avait par le travail de ses rapporteurs pris en compte les réflexions préparatoires des paroisses autour de ce thème. Du coup, quand je me suis retrouvé dans un groupe de travai 1 sur le thème: «La famille, un lieu de parole? », il m'a semblé que l'essentiel se jouait là, autour d'une table.

De manière inattendue, l'échange sur la parole en famille a été porté vers la question... du secret de famille ! Nous étions au cœur de la question, car j'ai perçu là que la parole se tisse des silences qui la sous-tendent. Je revois aussi le culte qui a conclut le synode : là étaient nos frères, nos sœurs, nos mères, notre père, unis dans l'espérance, à la fois héritiers et parents d'une parole à vivre. Je me sens membre d'une Eglise qui espère, parole d'un délégué de l'Ersqy !

Pierre - André Schaechtelin